Femme au sexe de pain, où se pétrit le genre humain...

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Quelque part, au lointain, chante l’engoulevent.
Son trille soutenu sait briser le silence,
Saluer de concert les caprices du vent,
Comme un signe posé sur l’écho de l’absence,
Naufrageant de mon cœur, la peine, bien souvent,
Qui le laisse endeuillé d’une ultime espérance.

Des raisons d’exister, de gérer l’espérance,
De saisir cet instant qu’offre l’engoulevent,
Me font me souvenir de ce temps que souvent,
Ma douleur vient sceller aux rigueurs du silence,
Quand rien ne peut combler ce vide de l’absence,
Qu’emportent vers ailleurs les rafales du vent.

Je regarde le ciel à l’heure où le grand vent,
Bouscule l’horizon, recherche l’espérance,
Se moque des saisons, du piège de l’absence,
Dans le soir violet que seul l’engoulevent,
Voulant dans un appel transcender le silence,
Décore d’une étoile éternelle souvent.

Un souhait défendu qui s’évade souvent,
Pour s’aller ressourcer sur les ailes du vent,
Conforte mon chagrin sur l’effroi du silence,
Que le destin jaloux défiant l’espérance,
Désire apprivoiser d’un vol d’engoulevent,
Alors que se durcit le pouvoir de l’absence.

Comment se consoler d’une aussi longue absence,
Retrouver ce parfum qui s’éloigne souvent,
Ce rêve qui frémit guettant l’engoulevent,
L’histoire si simple que raconte le vent,
Pour que renaisse enfin le cri de l’espérance,
Capable d’effacer l’emprise du silence.

Répéter tous ces mots qui cognent le silence,
Refusent d’oublier, sacralisent l’absence,
Pour que vive à jamais un reste d’espérance,
Croire entendre une voix me rassurer souvent.
Tandis que fatigué, se disperse le vent,
À ma plainte en exil répond l’engoulevent.

L’engoulevent se tait, s’attarde le silence,
Le vent s’essouffle face aux regrets de l’absence,
Qui souvent s’amplifient, sans la moindre espérance.

C’est si tendre une gorge
Où palpite la vie
Et le besoin d’aimer
Les beautés de l’automne!

C’est si tendre une gorge
Qui chante les lendemains
Parlant de liberté
Et du droit d’exister!

C’est si tendre une gorge
Si facile à trancher
Pour l’empêcher d’hurler
Sa dernière seconde!

C’est si tendre un homme
Qu’un barbare a tué!

Mais survit sa pensée
L’éclat de son regard
Même si ce soir
Il fait bien trop noir!

Géant, il s’avançait, alourdi de désir.
Il la voulait à nu, parée d’éclats de peau.
Elle ne voyait plus que ce regard captif d’une étrange ferveur, et ces mains qui savaient, moduler les mystères de sa chair sublimée.
Qu’importait le futur, le chant de la mer, et le destin vengeur!
Elle cueillait l’offrande, éclose dans les mots d’une lèvre tremblante.
Se ployait conquise, la courbe de ses reins, tandis que palpitaient des suppliques de gorge.
Il cerclait de plaisir son attente durcie, et buvait des soleils aux pointes de ses seins.
Tanguait l’heure éblouie creusant des voluptés, sur les frontières vives, pour qu’à l’appel du sang, s’intensifie la fièvre indomptable et soumise.
S’engourdissaient du jour, ces pâleurs lascives que leurs doigts caressaient.
Elle devenait multiple, étrange et familière, triomphante et perdue, sublime et naufragée.
Des accents s’étoilaient face à l’ombre mouvante, mêlant leurs sortilèges aux rites d’une étreinte, où s’éclipsait le monde.
Le rêve libéré sur l’abscisse des sens, d’un battement de cœur côtoyait l’infini.
Il se perdait en elle et forgeait l’essentiel.
Modulant d’un aveu la matrice du temps, s’apprivoisaient complices à l’orée du vertige, d’impossibles certitudes.
Il lui faisait l’amour un peu comme l’on meurt.
Un cri d’oiseau vrilla la saison immobile, l’espérance inutile et la vie désarmée.
Dans un souffle, le vide se colora de ciel.

De ces journées si belles
Au regard ingénu
Qu’apprivoisait le vent
Que reste-t-il ma douce!

Une odeur de terre
Se souvient d’autrefois
Quand les iris courbés
T’offraient leur révérence.

Ces mots que tu disais
Avaient des bruissements
Des sourires en dentelle
Les couleurs de l’instant.

Sur l’attente promise
La ronde de tes pas
Laissait le vent léger
Jouer sa ritournelle.

Tout l’amour du monde
Ne pourra jamais
Guérir tes ailes d’ange
Blessées un soir d’été.

Cognant sa colère
Sur l’écho de ton cri
Le vent seul revient
Dénoncer l’infamie.

Une larme de sang
D’un noir coquelicot
Trouble l’eau vive
De ta claire fontaine.

De l’avenir si beau
Et du rêve innocent
Que saluait le vent
Que reste-t-il ma douce!

BAIROLS s’arc-boute
Sur un dernier virage
Comme pour implorer
La clémence du ciel.
Dégradé de gris
Qu’emprisonnent
Les accents d’une pierre
Où naufrage du bleu.
Intrépides ruelles
Glissant sur les marches du temps.
Maisons qui se nichent
Attendries
Sur l’impatience des vieux murs.
Vestiges d’un passé
En habits du dimanche
Suspendu
Jusqu’au bord du vertige
Où se perd un nuage.
Village enraciné
Dans un rêve profond
Parmi les ombres
Accrochant au silence
Le bruit des pas.

J’enrage de savoir que dans certains endroits,
Deux êtres qui s’aiment en parfaite innocence,
Puissent se voir bannis, privés de tous leurs droits,
Devenir victimes d’abjecte violence.

Des pays barbares les condamnent à mort,
Punissant la façon de s’aimer autrement.
Même des familles rejettent sans remords,
L’enfant meurtri que ronge un terrible tourment.

Le venin des propos, le crachat des injures,
Les coups accompagnant le mépris sans raison,
Comment les éviter, faire bonne figure,
Et chercher l’arc-en-ciel par delà l’horizon.

Ce regard de l’autre souvent accusateur,
Il faut qu’il disparaisse, car c’est lui l’indécence,
Avide d’étouffer les battements d’un cœur,
Qui ne peut, sans amour, avoir la moindre chance!

Charnelle incandescence éprise de douceur,
Qui cercle le désir d’une présence vive,
Cognant au plus profond le plaisir en dérive,
Pour conjurer du sort l’insolente rigueur.

Sur la vague d’un sein s’enroule la ferveur,
Colorant le parcours de l’heure sensitive,
Quand la lèvre tremblante imagine lascive,
L’étreinte complice d’une ardente moiteur.

S’affirme le tempo comme la fleur promise,
Que cultive fiévreuse une attente soumise,
Couronnant une chair face à l’appel du sang.

S’estampille à jamais le remous d’une gorge,
Ce cantique plaintif d’un besoin turgescent,
Pour qu’au creuset des reins, le bel amour se forge!

Une larme incertaine

Profile l’avenir

Au jardin de l’hiver.

Ne pars pas mon amour!

 

À la croisée des heures

L’attente ivoirine

Déchire la nuit.

Ne pars pas mon amour!

 

S’étoile clandestine

L’aube que cadence

Un vieux rêve oublié.

Ne pars pas mon amour!

 

Perdure un vertige

Au ciel démaquillé

Pillant un cri d’oiseau.

Ne pars pas mon amour!

 

S’abîme en prière

Une rouge fleur

Sur l’errance des ombres.

Ne pars pas mon amour!

 

La matrice du temps.

Se mutile sauvage

En brûlure de chair.

Ne pars pas mon amour!

 

Tangue perlée de sel

L’écume estampillée

Au plissé de la mer.

Ne pars pas mon amour!

 

Un désir de métal

Vrille sur le silence

Son empreinte de pierre.

Ne pars pas mon amour!

 

 

Tu portes en panache

Ton phallus oriflamme

Prétendu souverain!

Mais tu ne serais rien

Sans le lait de ce sein

Qui t’a donné le jour.

 

Prends garde qu’à son tour

Il ne prenne les armes!

 

La douce chair des femmes

Qu’on tourmente à l’envi,

Qu’on qualifie d’infâme,

C’est pourtant pauvre fou,

Méprisable voyou,

Le meilleur de la vie.

 

M’enivrer à nouveau

De ce parfum de peau qui n’appartient qu’à toi.

 

Quand tremblent mes matins

Pouvoir remplir mes bras de tout ce qui fut nous.

 

River sur ton absence

Un appel viscéral pour exister encore.

 

J’ai besoin qu’à ton souffle

S’imprime chaque mot comme autant de promesses.

 

Il faudrait que tes mains

Me racontent la mer que naufrage la vague.

 

Captive d’un regard

Sur le vide du ciel glisse une ombre géante.

 

Qu’importe l’avenir

Une impossible attente a gommé les saisons.

 

Au creuset de ma chair

Défiant le néant saigne mon mal de toi.