Femme au sexe de pain, où se pétrit le genre humain...

N’oublie pas

L’odeur des lilas blancs sur nos rêves d’antan

Alors que s’émerveille un tout nouveau printemps.

N’oublie pas

Tous ces mots si légers gravés sur le silence

Que ricochent nos voix face au bruit de l’absence.

N’oublie pas

Ces instants si secrets dérobés par hasard

Pour mieux se ressourcer dans l’éclat d’un regard.

N’oublie pas

Les heures dérivant sous un ciel sans nuages

Quand un dernier appel met le bonheur en cage.

N’oublie pas

Que tremble le soleil dans des perles de sang

À l’orée d’un vertige assoiffé de néant.

N’oublie pas

Les accents douloureux d’une ultime prière

Qui se perd dans la mer naufrageant la lumière.

N’oublie pas

Cet amour que mutile un absurde destin

De son masque de pierre usant la vie chagrin.

N’oublie pas

Que je t’aime à mourir quand un trop plein de larmes

Efface tout espoir sur une aube sans charmes.

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