Femme au sexe de pain, où se pétrit le genre humain...

De ces journées si belles
Au regard ingénu
Qu’apprivoisait le vent
Que reste-t-il ma douce!

Une odeur de terre
Se souvient d’autrefois
Quand les iris courbés
T’offraient leur révérence.

Ces mots que tu disais
Avaient des bruissements
Des sourires en dentelle
Les couleurs de l’instant.

Sur l’attente promise
La ronde de tes pas
Laissait le vent léger
Jouer sa ritournelle.

Tout l’amour du monde
Ne pourra jamais
Guérir tes ailes d’ange
Blessées un soir d’été.

Cognant sa colère
Sur l’écho de ton cri
Le vent seul revient
Dénoncer l’infamie.

Une larme de sang
D’un noir coquelicot
Trouble l’eau vive
De ta claire fontaine.

De l’avenir si beau
Et du rêve innocent
Que saluait le vent
Que reste-t-il ma douce!

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