Femme au sexe de pain, où se pétrit le genre humain...

Ma drogue, c’est l’amour, sa douce violence

Imprimant sur ma peau la gamme des couleurs,

Que vole l’arc-en-ciel à l’orage en partance,

Confus d’avoir trahi les battements d’un cœur.

 

Ma fièvre, c’est l’amour qui s’étale impudique,

Oubliant sa vertu sur les feux de juillet,

Quand se dévoile enfin sa folie magnifique,

Que le désir complice adoube émerveillé.

 

Ma chance, c’est l’amour comme une source vive,

Qui jamais ne tarit pour offrir aux passants

Les larmes de cristal d’une fleur sensitive,

Chiffonnant sa vertu sur le jour finissant.

 

Mon rêve, c’est l’amour que magnifie l’attente,

Venue s’épanouir au seuil de la maison,

Et savourer l’appel de l’heure ensorcelante,

Que module à l’envi le cycle des saisons.

 

Ma passion, c’est l’amour avec ses mains offertes,

Ses bonheurs en miroir sur l’instant sans pareil,

Mêlant à ses soupirs l’ardente découverte,

D’une chair innocente où tremblent des soleils.

 

Mon destin, c’est l’amour cherchant une lumière,

À l’ombre d’un tombeau lorsque le soir descend,

Pour graver à jamais sur son œuvre dernière,

L’espoir que chaque mot signe en lettres de sang.

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